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octobre 2010

Tout bouge, tout change. Et tout va bien.

Tout bouge, tout change. Et tout va bien. En plein débat sur la réforme des retraites et au moment où se dessinent les grandes lignes de la loi de finances 2011, ça y est, l’expression est lâchée : la rigueur, la vraie, va débarquer. Ayant eu la chance de pouvoir se payer un modèle social particulièrement généreux depuis la seconde guerre, la France se retrouve, comme tant d’autres, face à la réalité. L’occasion rêvée de passer des belles idées à la vie, la vraie.

La rédaction de cet article est partie, comme souvent, d’un étonnement. Zappant entre Friends et le 20h, je tombe sur une manifestation, à Bruxelles, contre les différents plans de rigueur poussant ici et là en Europe. A la tête de l’un des cortèges, l’inimitable Bernard Thibault, le poing levé. Je suis resté pantois devant ma télé, me répétant sans savoir m’arrêter « mais cet homme se réjouira-t-il un jour de quelque chose ? ». Quelques minutes plus tard sur la même chaine, reportage sur l’usine Rossignol, qui relocalise l’ensemble de son activité au pied du Mont Blanc. Réaction d’un délégué CGT : « on y voit une petite lueur d’espoir, mais on attend de voir ». Un élan d’enthousiasme historique, qui pose une fois de plus l’éternelle question : avoir foi en l’avenir et voir en chaque événement une opportunité, question de choix ou fatalité ?

Si le coup de l’usine Rossignol porte à sourire tant il est absurde, l’opposition de certains à toute forme de changement quel qu’il soit pose une vraie question de société. Nous avions déjà écrit une tribune à ce sujet en avril dernier, intitulée « On a perdu les acteurs de la relance », qui invitait chacun à se poser la question de sa responsabilité dans les événements qui lui arrivaient. Avec plus de légèreté et de facilité, pourquoi ne pas voir chaque changement comme une opportunité et comme un nouveau projet ? La rigueur nous est imposée ? C’est peut-être l’occasion de se pencher sérieusement sur nos coûts et sur ce que nous dépensons inutilement, que ce soit à titre privé ou professionnellement. Notre système par répartition impose que nous travaillions deux ans de plus avant de pouvoir prendre notre retraite ? C’est peut-être l’occasion d’orienter nos carrières vers des jobs excitants et épanouissants.

Evidemment, on ne peut pas se réjouir de tout, tout le temps. Certains événements restent pénibles, voire dramatiques. Mais le fait que plusieurs religions invitent plus à remercier qu’à quémander n’est peut-être pas un hasard. De la même manière que le fait de se sentir responsable des choses nous donne de facto les moyens d’agir, le fait de s’émerveiller de ce qui nous arrive chaque jour et d’y voir en permanence de nouvelles chances n’est-il pas la meilleure manière d’appréhender l’avenir ?

Gan a fait de cette vision du monde un véritable positionnement, avec sa signature « C’est avec l’esprit libre qu’on avance », actualisée par le spot actuel « Parce que vous n’êtes pas toujours facile à suivre, Gan invente le Suivi Expert ». Un regard festif et serein à la fois, qui donne paradoxalement confiance en l’inconnu.

Prendre le changement en souriant. En voilà une philosophie. Elle demande parfois des efforts, et l’on trouvera toujours des grincheux qui pensent que le fait de camper sur leurs positions les rend plus forts. Pendant qu’ils camperont, nous avancerons. Nous construirons, nous aimerons, nous grandirons. Et, en regardant de temps à autres en arrière, nous nous dirons « on ne savait pas que c’était impossible, alors on l’a fait ».

Vianney BOURGOIS

le 08.10.10 à 14:27
par Steeve
Mon cher Vianney, tu vis vraiment sur une autre planète ! On ne peut décemment pas réduire la souffrance de millions de salariés à une signature publicitaire ! Il fut un temps où l'on citait les grands philosophes, aujourd'hui on cite les agences de pub? décidément, tout fout l'camp ! Bien à toi.
le 08.10.10 à 15:59
par Vianney
Mon bon Steeve, Je suis d'accord avec toi : une signature publicitaire ne peut pas résoudre tous les problèmes, mais à choisir entre les signatures constructives et les pessimistes, je pense que les premières font plus avancer les choses. Je prends le risque de citer une conversation entre Mère Thérésa et... Lorie, sur un plateau TV il y a quelques années : "Mais à côté de vous je ne suis rien, je suis juste chanteuse" "Tu as tort, tu as la chance de faire rêver les petites filles devant leur écran, moi je ne peux pas. Je m'occupe des enfants de Calcutta, toi tu fais rêver les enfants français, c'est génial". Et d'ajouter que c'était à chacun, dans son quotidien et à son niveau, d'apporter des trucs biens et de se réjouir de tout. De la part d'une femme comme ça, c'est plus fort que de la part de Gan, mais pour moi c'est le même esprit.

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