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février 2010

S'adapter, dominer. Aussi simple qu'il paraît.

S'adapter, dominer. Aussi simple qu'il paraît. Belle-mère capricieuse, client impatient et patron qui pourrait baisser d'un ton : ils sont quelques uns à faire partie du cadre quotidien dans lequel nous nous réveillons, travaillons et grandissons. Face à eux trois possibilités : s'effacer, les écraser ou s'adapter. Petite mise en situation pour tenter de savoir comment se situer.

L’autre soir, j’ai rencontré un mec formidable. Autour de 25 ans, plutôt simple, originaire de Dunkerque, Alex est responsable qualité dans une belle PME industrielle de 150 personnes. Depuis deux ans qu’il a rejoint l’entreprise, il a chaque jour été plus captivé par la richesse et la profondeur des gens qui l’entouraient, dont deux « anciens » comme il dit. Son embauche s’est faite en même temps que celle d’une cinquantaine d’autres de la nouvelle génération, pour répondre à l’obtention d’un nouveau gros marché. Depuis deux ans, il aime être partie prenante de cette entreprise qui grandit, se structure et s’adapte.

Face à ces nouveaux enjeux, sa direction lui a demandé récemment de développer un pôle formation en interne, pour les salariés chaque jour plus nombreux. Emballé par le challenge, il a proposé de créer une véritable entreprise au sein de l’entreprise, idée accueillie avec enthousiasme par ses supérieurs. A terme, il n’exclut pas de créer son propre business de façon indépendante.

On devrait faire de l’histoire d’Alex un manuel d’épanouissement personnel et professionnel. Car ce dont il est ici question, c’est de la place du cadre dans la construction de l’individu. Cadre familial, cadre scolaire, cadre professionnel, cadre social : a chacune des étapes de notre vie, nous devons choisir ce que nous faisons du cadre. Fait de modèles théoriques, de parents relou, de hiérarchiques inhumains et de clients qui ne comprennent rien, le cadre dans lequel nous évoluons est une somme de contraintes et d’opportunités qu’il n’est pas toujours facile de trier.

Un prof m’a une fois expliqué comment se placer par rapport à ce fichu cadre. « Il y a trois types de personnes. Certains connaissent le cadre et s’en contentent. Au mieux ils sont posés dans la vie, au pire ils disparaissent dans la masse. D’autres refusent le cadre en bloc. Au mieux ils sont de doux anarchistes, au pire ils sont au ban de la société. Les derniers connaissent le cadre, l’acceptent, mais décident d’en sortir. A la fois originaux et cultivés - au sens large du terme, ce sont ces derniers qui réussissent dans la vie ».

Alex fait sans nul doute partie de cette dernière catégorie. Passionné par sa boîte, respecteux de l’expérience de sa hiérarchie et attentif aux richesses de chacun de ses interlocteurs, il accepte le cadre pour mieux le dépasser et faire grandir son entreprise, ses collaborateurs et lui-même.

Ce qui est intéressant avec cette histoire de cadre, c’est que se placer par rapport à lui ne demande ni intelligence supérieure, ni malhonnêteté ni filouterie. Juste un peu de bon sens, de patience et de curiosité. Ceux qui condamnent trop vite leur hiérarchie ou leurs partenaires font ainsi fausse route : ils feraient mieux de se demander pourquoi le cadre ne leur convient pas, avant d’en sortir avec élégance et finesse en ayant compris les motivations du patron ou du client. Une manière de grandir simplement, efficacement et paradoxalement, beaucoup plus rapidement.

Vianney BOURGOIS

le 05.05.10 à 21:34
par Estelle Leclercq
Faut il préciser que ce texte m'a parlé ? comme la fin du blanc toujours parfait s'il est relevé d'un petit quelque chose, ou les autres que j'ai parcourus. Contente que votre soirée du 29 se soit bien passée. J'avais suggéré à Djamila et l'équipe de passer. Nous n'avons pas eu le temps d'en reparler depuis mon retour. Bonne continuation, amitiés
le 08.11.10 à 18:11
par Amélie
Merci Vian pour tes articles qui mettent de bonne humeur!

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